Peinture

Jean-Jacques Lapoirie — Prix Paul Ambille 2024

D’une grande légèreté, sensible, cette œuvre, dans sa singularité, s’apparente parfois à l’écriture.

En des techniques variées : panneaux de bois aggloméré, pâte à papier, dessin, l’artiste, parti de la réalité, s’en évade selon sa réflexion, son imagination. La création permet toutes les directions possibles, toutes les interprétations de la pensée ou de la réalité. Cette œuvre s’en fait le témoin. 

Théophile Noyer — Prix Albert Maignan 2024

Architecte de profession mais également peintre, cet artiste semble fasciné par les ruines, ce qu’elles nous révèlent du passé, comment elles s’inscrivent dans le paysage.

D’une rare élégance, d’une grande finesse, silencieuses, ces peintures à l’intense poésie sont à mi-chemin entre vérité et imaginaire ; c’est un pont surplombant une rivière, un bâtiment isolé dans la nature sous un clair de lune ou un théâtre imaginaire, autant de thèmes que Théophile Noyer se réapproprie dans le but de s’interroger sur la place des projets urbains par rapport à l’intérêt général.

Erika Negro — Prix Eddy Rugale Michailov 2024

Intimiste, cette œuvre joue sur les contrastes de l’ombre et de la lumière qui créent une atmosphère de silence.

Des portes ouvertes dévoilent d’autres espaces, des perspectives dans la pénombre, évoquent des « paysages internes », parlent de l’humain alors qu’il est absent de ces lieux et cependant si intensément présent dans un atelier vide ou un « séjour intellectuel ». Erika Negro exprime sa réflexion sur la vie en des compositions le plus souvent dépouillées et dans lesquelles le reflet semble primordial.

Isabelle Palenc — Prix Monique Corpet 2024

Gestuelle vivante, cette peinture entre figuration et abstraction, riche d’invention suscite l’intérêt.

Frappante est l‘énergie visible dans cette œuvre d’une intéressante liberté et instinctive. Isabelle Palenc laisse libre cours à son émotion. Sans préméditation, elle fait dialoguer la gamme chromatique avec la matière où les masses colorées s’allègent ici et là de transparences. Les coups de pinceau volontaires balayent l’espace dans la vitalité de la création. Cette peinture instinctive explose dans un échange couleur/lumière.