Sculpture
Philippe Seené — Grand Prix Léon-Georges Baudry 2023
Chacune de ses oeuvres est sous-tendue de la vitalité de sa création, de son authenticité. Si la peinture l’a tout d’abord attiré dans sa jeunesse, l’un de ses professeurs lui fait découvrir la sculpture et cette autre forme de création le séduit. Il prépare alors le concours de l’Ecole Duperré et durant trois ans, s’initie aux différentes techniques. Puis, lors d’un voyage à Rome, il découvre les artistes de la Renaissance, un souvenir qui ne le quittera plus. Cependant, Philippe Seené est bien un artiste de son temps.
Agnès Baillon — Prix La Plaine - Fonderie d'Art 2023
« J’évite l’anecdote dans mes sculptures pour que chacun puisse laisser libre cours à son imagination et ces regards ont ainsi leur propre pouvoir de création ». Agnès Baillon propose un sujet de méditation sur nous-mêmes, sur la vie par l’intermédiaire de ses personnages placides en apparence, tendres. Les uns semblent habités de rêve, les autres plus fatalistes. Point n’est besoin pour elle de dessin préparatoire : elle sculpte directement la résine ou le papier mâché, souhaitant faire naître dans l’instant le personnage qui s’impose à elle.
Coskun — Prix Évariste Jonchère 2023
Très tôt, Coskun a manifesté son intérêt pour l’art. Ses premières années sont consacrées à la peinture mais il ressent bientôt le besoin de s’exprimer par la troisième dimension. Il choisit le bois comme matériau qu’il associe parfois au métal. Ses personnages monumentaux exercent une fascination indéniable ; ils sont vigoureusement taillés à la scie mécanique ou à la tronçonneuse. Les corps striés d’entailles sont créés en des élans spontanés autant que contrôlés et la rugosité du bois demeure. De ces troncs d’arbres naissent des êtres habités de vie entre masse et légèreté.
Michel Averseng — Prix Taylor (sculpture) 2023
Avec un sens de la forme vivante conçue à travers le modelé, Michel Averseng révèle la fraîcheur de visages d’enfants ou le caractère de personnages dans leur maturité. C’est ainsi « Le buste de Pépé » saisissant de vérité qui vit dans le granit et dont on perçoit la personnalité, sa sérénité aussi. Ou bien l’artiste restitue ses souvenirs de voyage au Cambodge avec un délicat profil de femme de ce pays. Conçus en un fin modelé, les nus sont sculptés en des attitudes prises sur le vif : debout, assis, accroupis, dans une intéressante franchise d’exécution.
Arlette Ginioux — Prix Taylor (sculpture) 2023
Une exigence de vérité, du respect des règles, associée à la sensibilité et à une rare force expressive se retrouve dans cette oeuvre fidèle aux canons classiques et totalement contemporaine. Arlette Ginioux aime la matière qu’elle pétrit patiemment, amoureusement ; l’empreinte de ses doigts, visible, témoigne de ce travail qui dompte le matériau, le transcende pour le conduire vers la vérité des formes avec une sensibilité à fleur de peau.
Quentin Garel — Prix Taylor (sculpture) 2023
Côtoyer ce monde animal semble une évidence pour Quentin Garel ; il apparaît fasciné par ces morphologies si différentes qu’il sculpte selon son exigence plastique. A partir du bois et du bronze, ses matériaux de prédilection qu’il réunit dans quelques oeuvres, il crée des sculptures éloignées des sentiers battus. Les trophées de chasse ont inspiré les débuts de sa création ; il les détournait, posait sur eux un regard moqueur. Puis sa figuration a pris un autre sens dans une approche réaliste associée à des souvenirs paléontologiques.