Recherche
Accueil TAYLOR EXPOSITIONS CONTEST ARCHIVES DONATIONS

Warning: include() [function.include]: Filename cannot be empty in /home/fondatioje/www/concDetail.php on line 55

Warning: include() [function.include]: Failed opening '' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /home/fondatioje/www/concDetail.php on line 55
   
   
 

PRIX MADELEINE COUDERC (peinture)

 

Créés par Madeleine Couderc, en hommage à son père Fernand Cormon, peintre (1845 - 1924).
Ce prix est à décerner à «un peintre français figuratif pour une œuvre de composition de préférence.»

 
   
   
 

Nicolas CANU

Laureat 2017
 
   
Apaisé - huile sur toile - 114x146 cm

  Ce peintre parle de la vie, des plaisirs lors de fêtes populaires ou de détente à la mer, à la campagne et sous cette imagerie plaisante il livre une analyse de l’existence dans sa réalité.

  Nicolas Canu fait pénétrer dans un monde sympathique parmi des êtres à la recherche d’un bonheur passager, d’un moment. Il nous touche par sa sincérité, la fragilité des personnages qu’il exprime avec une grande justesse. En une gamme chromatique d’ocres, du plus clair au plus sombre, de vert doux, de jaune et une matière nourrie il dévoile leur intimité. De tableau en tableau c’est l’illustration du quotidien.

  Cet artiste crée directement la forme par la peinture posée en touches vigoureuses, loin d’une minutie trop descriptive et il confère la vie à ces êtres anonymes qui portent en eux leur histoire dans des scènes qui peuvent être inquiétantes ainsi « L’Alerte ». Nicolas Canu possède une grande force d’écriture, il aime les tonalités un peu crépusculaires dont l’intensité accroît les interrogations, les incertitudes de la vie.  


   
 

Françoise de FELICE

Laureat 2016
 
   
La perle de la méduse

On demeure sous le charme de cette peinture hors du temps, dans laquelle le rêve tient la plus grande place. Etrange, composite elle entraîne le spectateur dans un monde féminin de raffinement.

Il y a loin de l’impressionnisme pratiqué au début de sa carrière à ces jeunes femmes un peu énigmatiques. Françoise de Felice s’est peu à peu trouvée à l’étroit dans l’appartenance à ce mouvement ; elle a cherché et a trouvé un style qui lui permettait de s’exprimer avec liberté et dans l’originalité. Elle s’exprime en une pâte travaillée et légère qui parfois permet des flous et qu’elle agrémente d’empreintes ici et là. Les visages au teint clair et lumineux, au regard personnel possèdent une sorte de magie envoûtante ; les jeunes femmes apparaissent présentes avec cependant une certaine retenue ; il s’en dégage une vraie douceur. On songe aux fêtes vénitiennes, aux élégantes de ces siècles passés dans leurs robes sophistiquées ; certaines sont accompagnées de colombes. Ainsi est créé un univers de paix et de beauté.

Françoise de Felice vit en Sicile et la lumière de cette île rayonne sur son œuvre séduisante, sans contraintes et à travers laquelle s’exprime son talent.


   
 

Nadine LE PRINCE

Laureat 2015
 
   
Le troisième œil - 81x10 cm

Peut-on aujourd’hui peindre en trompe-l’œil et demeurer cependant un artiste très contemporain ? Nadine Le Prince répond avec brio à cette question; son œuvre entraîne du réel à l’imaginaire.

Cet art de l’illusion de la réalité dévoile au fond ce qui se cache derrière l’objet le plus banal soit-il; il propose une réflexion, engendre aussi l’émotion. Mais pour arriver à cette traduction précise, minutieuse de l’objet patience et discipline sont essentielles.

Peints dans la lumière avec une objectivité qui n’occulte jamais la personnalité de l’artiste, les tableaux de Nadine Le Prince ne sont pas copie bien sûr. Avec intelligence elle organise la composition, met en scène les éléments, diversifie les thèmes :le théâtre et ses accessoires, des masques de carnaval ou encore des costumes sur lesquels irradie la lumière. La précision du dessin, une subtile stylisation témoignent de son talent et la palette sur laquelle jouent les reflets communiquent une nouvelle dimension aux sujets; on atteint ici l’intemporel.

Réalité insolite :les dessous féminins élégants, objets intimes s’il en est auxquels le peintre confère un mystère; une évocation sensuelle existe dans certaines compositions toujours transcendées par une lumière rayonnante et la matière lisse d’une rare finesse.

Une ambiance de magie, de mystère habite cette œuvre vivante témoin de la liberté de l’artiste. 


   
 

François CABRIT

Laureat 2014
 
   
Maincourt

Les sites exécutés à la détrempe possèdent une rare densité. Ce paysagiste aime les forts contrastes et les grands espaces. Les champs lumineux de blé ou de colza et les bois sombres se succèdent et dialoguent sous un ciel chargé.

François Cabrit aime la nature et il fait partager ce moment intense de communion avec elle, de bonheur tranquille seulement troublé  par les bruits familiers de la campagne. Il nuance les tonalités, évolue du vert tendre au plus foncé sous une lumière filtrante ou rasante. Quelques lignes autoritaires déterminent ici ou là la surface d’un champ.

Cet art puissant et sensible, hymne à une nature prospère et d’une grande poésie retrouve la même vigueur avec des troncs d’arbres vénérables placés en premier plan de la composition. Tels des portraits animés de vie, peints dans leur vérité, ils partent à l’assaut du ciel scellant l’union avec la terre.

L’artiste sait aussi parfaitement faire ressentir le minéral d’un rocher dans la mer.


   
 

André MAIGRET

Laureat 2013
 
   

Il faut entrer dans l’univers un peu hermétique d’André Maigret sans à priori, se familiariser avec ces animaux fantastiques venus d’ailleurs,  entremêlés de visages humains et le déchiffrer peu à peu.

Baroques, ses toiles vivantes, dynamiques sont peuplées de poissons fantasmagoriques, réinventés qui semblent, dans certaines compositions, semer la terreur. Cet artiste déborde d’imagination, réalise des compositions où pullulent mille éléments et, ce qui fascine, ce sont ces visages au gré des thèmes  le plus souvent aquatiques et, qui surgissent de ce fourmillement organisé.

Un tracé nerveux dynamise ces œuvres nées de l’imaginaire.où des poissons ou leur carcasse, hors de l’eau, animent les rives. Par ses multiples touches André Maigret trace le dessin entre réel et invention.Le dépaysement est total avec ces toiles enlevées parfaitement originales, qui stimulent l’imaginaire ; à chacun de reconstituer son tableau.


   
 

François BARD

Laureat 2012
 
   
Le discours d un chien

Des jambes féminines, un visage de profil, une tête masculine vue de dos ou un chien habillé, François Bard les projette en gros plan dans un décor indéfini, souvent sombre ou alors rouge vif. Il nous interpelle avec cette démarche quelque peu insolite qui impose le sujet avec force. Très vite le spectateur entre dans le jeu et dans le domaine de ce peintre qui, en une franche figuration, se joue des conventions.

On apprécie tout d'abord l'exigence picturale. L'artiste, en effet, travaille magnifiquement la matière, lui confère une densité et traduit avec naturel chaque attitude. Il démontre que tout thème est intéressant s'il est traité avec invention et intelligence ; l'humour se glisse parfois dans certaines compositions. Frappante est la vérité des portraits si naturels ; les contours du visage dessinés avec précision bénéficient de rayons de lumière sur une joue ou des cheveux.

L'oeuvre de François Bard dégage une ambiance particulière par la liberté des cadrages, la présence des personnages ; un côté tactile apparaît dans cet art singulier témoin d'une personnalité.


   
 

Stéphane BELZERE

Laureat 2011
 
   

Des cours et arrière-cours dans leur solitude, dans la laideur et la tristesse de leurs murs lézardés laissés à l’abandon ont été les thèmes de Stéphane Belzère durant une période.

Ces oeuvres à l’intelligente figuration expriment la solitude, un certain désespoir en une écriture d’une grande finesse, un intéressant dépouillement et un beau rendu des matériaux : briques, plâtre, pierres. Peintures évocatrices d’une misère silencieuse. Mais cet artiste poursuit d’autres aventures ; il a consacré une partie de sa création à la représentation de bocaux remplis d’organes génitaux d’animaux. Compositions surprenantes qui, curieusement,malgré un réalisme puissant, deviennent œuvres abstraites, rythmées,esthétiques réalisées en une gamme colorée lumineuse.L’on est ici entre réalité et invention ;métamorphosées,les images se mélangent,masses et plis apparaissent, plus rien, ici, n’est identifiable ; seul demeure le rythme ascendant coloré dans les récipients. Stéphane Belzère utilise la transparence, la lumière du verre dans ces peintures étranges, baroques. Il fait partie d’une nouvelle génération d’artistes qui sans renier la représentation du réel, le proposent dans une « figuration objectée »où l’objet est en osmose avec le support.

Cet artiste réalise également des fixés sous-verre : couples de profil sur un décor floral avec lesquels ils dialoguent où encore des animaux. Originale, novatrice telle est cette création.

Nicole  LAMOTHE


   
 

Marc GIAI-MINET

Laureat 2010
 
   

Les silhouettes anthropomorphes et schématiques qui habitent les compositions de cet artiste intriguent et intéressent. Entrevues, l’on désire les observer de plus près, percer leur secret.

Ce monde très particulier,étrange est une analyse de notre temps que décrypte Marc Giai-Minet ; une critique aussi à travers ces robots dont le corps n’est qu’une masse sans forme précise, seules les jambes sont figurées par des tuyaux. En guise de visage, ils portent des masques. Le peintre utilise volontiers le bois comme support de son travail pour des scènes où les « personnages » sont animés d’une réelle présence. Entre des aplats d’un noir profond réveillés par un rose vif, un vert qui éclairent la composition et les coulées de peinture, il compose une alchimie toute personnelle et réussie.

Il lui arrive de travailler en technique mixte.

Marc Giai-Minet dont l’intérêt est grand pour les mythes et les symboles, invente un univers où l’espèce humaine n’est plus que machine en des œuvres à la géométrie souvent présente.

Nicole Lamothe


   
 

Pascal VINARDEL

Laureat 2009
 
   

Ecrasées de soleil ou baignées d’une lumière de fin de jour, les villes vues par Pascal Vinardel semblent vouloir conserver leur secret: Maisons du Sud aux stores baissés, rues presque désertes dans une ambiance paisible, assoupie; on songe aux œuvres de G. de Chirico mais ici la vie règne, quelques rares passants et voitures le confirment.

Cet artiste cherche peut-être à découvrir l’âme de la cité, dans le silence, entre clarté lumineuse de l’été et douce lumière vespérale. Peu de couleurs: des ocres, des bruns violacés et l’on se sent happé par ces villes un peu fantomatiques dont on souhaiterait découvrir le mystère. Dans une composition volontiers linéaire, loin de tout détail et en une matière délicatement travaillée, l’artiste livre son émotion, son témoignage. On aime aussi la lumière feutrée de l’atelier.


© TAYLOR association des artistes Ce site est realisé par