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PRIX FERNAND CORMON (peinture)

 

Créés par Madeleine Couderc, en hommage à son père Fernand Cormon, peintre (1845 - 1924).
Ce prix est à décerner à «un peintre français figuratif pour une œuvre de composition de préférence.»

 
   
   
 

Thierry BRUET

Laureat 2016
 
   
Art Fair (2015, hst, 200x200 cm)

Inspirée par l’art des maîtres anciens : Rembrandt notamment ou modernes : Picasso, Bacon, Warhol, l’œuvre de Thierry Bruet s’inscrit totalement dans l’art contemporain.

Dans ses immenses toiles où il semble très à l’aise se révèlent sa science de la peinture classique et l’originalité de son esprit créateur. Les tableaux généreux, baroques d’une grande finesse d’écriture surprennent parfois qui oscillent entre vérité et caricature. L’artiste pose un regard acéré sur les êtres, sans doute un peu moqueur parfois et cependant d’une réelle  vérité. Il saisit ainsi une soirée de vernissage où les femmes portent robe longue et fourrure, une coupe à la main. Elles conversent semblant, comme les hommes d’ailleurs, ignorer les toiles de Basquiat exposées.

Lorsque Thierry Bruet évoque des nus féminins qu’il nomme « Callipyge », ils sont généreux, bien chair ; avec talent il fait souvent référence à l’histoire de l’art. La sûreté du dessin s’accompagne de la maîtrise d’une matière fluide et d’une palette restreinte subtilement nuancée sous la lumière. Fin observateur il capte les expressions, les attitudes. Le peintre dénonce aussi la guerre et ses ravages dans une composition forte où il reproduit Guernica et, en premier plan, des cadavres entassés.


   
 

Igor BITMAN

Laureat 2015
 
   

 

Etrange, silencieux le monde de ce peintre ;un réalisme du rêve où passé et présent se répondent.

Figées dans une sorte d’éternité, dénuées de personnages et évocatrices cependant de la présence humaine les villes d’Igor Bitman, magnifiquement structurées, attirent et paraissent parfois presque inquiétantes; il y règne une magie spatiale, un surréalisme sous-jacent. Cette image mentale de la réalité fait songer à Chirico et ses espaces vides. Les architectures rigoureuses, géométriques vivent sous les reflets nocturnes d’orangés, de rouges dans un intéressant lyrisme de la ligne et une atmosphère de solitude.

Ambiance que l’on retrouve avec les portraits ou plutôt les effigies de jeunes femmes révélatrices du mystère de chacune, de l’intime. Elles semblent hors du monde, parfois repliées sur elles-mêmes. On est frappé par l’association inhabituelle d’images : ces personnages, parfois nues, sont inscrites dans un décor urbain.

Né en Russie Igor Bitman a étudié à l’Ecole des Beaux-Arts de Moscou; il a participé à des manifestation artistiques non conformistes témoignant déjà de son indépendance. Parfois énigmatique, son œuvre  témoin de son admiration pour la Renaissance italienne suscite un véritable intérêt.


   
 

Pierre DESSONS

Laureat 2014
 
   

L’humour, la fantaisie baignent cette œuvre dans laquelle les personnages ressemblent parfois à des mannequins et apparaissent cependant très vivants.C’est la vision originale de ce peintre qui détourne quelque peu la réalité quotidienne avec talent et verve.

Quelques-unes des compositions possèdent une portée symbolique, tournent en dérision certains travers de l’humanité : l’humiliation, la tentation et parfois Pierre Dessons introduit une tête de mort nous rappelant l’éphémère de la vie.

Le peintre déborde d’imagination ; hommes et femmes campés avec virtuosité animent des scènes apparemment anodines qui cachent une critique aimable, de l’insouciance parfois aussi. A l’extérieur ou à  l’intérieur dans des décors à l’architecture très présente, les personnages bougent, discutent, jouent.

Pierre Dessons n’oublie pas la dimension sensuelle avec, là encore, une riche invention dans l’interprétation. Voilà un artiste qui s’évade des sentiers battus avec bonheur et dont l’imagination n’est jamais en défaut.


   
 

PIERRE-HENRY

Laureat 2013
 
   

L’onirisme qui baigne l’œuvre de cet artiste procure une merveilleuse évasion du quotidien mais il serait superficiel de s’arrêter à cette seule dimension. Avec un art consommé du dessin et une matière plus ou moins nourrie,traversée de transparences Pierre-Henry scrute les réactions humaines, s’interroge sur les événements de la vie ; chez lui, aucune angoisse mais une réflexion exprimée à travers des thèmes singuliers aux dimensions symboliques et en une invention permanente 

 De cet univers étrange, insolite, aux accents poétiques se dégagent mystère et magie servis par une palette musicale qui participe à la beauté de l’image.

Chaque composition de ce peintre réjouit le regard par sa beauté, son invention plastique mais avant tout, entraîne vers les chemins de la méditation sur le monde. Pierre-Henry ne cède jamais à la facilité, pour lui l’art est chose sérieuse, un vecteur d’émotions, de pensées, de rayonnement.


   
 

Laurent DAUPTAIN

Laureat 2012
 
   
Soir tombant, 2011

Laurent Dauptain c'est un regard, une manière personnelle d'aborder portraits ou rues désertes. Sans s'attarder à la minutie du détail, il s'attache à recréer une expression, une atmosphère. Et si les passants sont absents de la ville, l'humain y demeure en filigrane grâce aux immeubles qui bordent les trottoirs.

Entre ombre et lumière il nous conduit de Manhattan à Brooklyn et l'on éprouve un sentiment de solitude devant ces bâtiments impersonnels qui semblent vouloir garder jalousement leurs secrets. Laurent Dauptain aime une pâte nourrie, une construction solide, il joue parfaitement  avec les gris et les noirs qu'éclairent quelques réverbères rougeoyants dans des oeuvres souvent réalisées en nocturne. Certaines oeuvres apparaissent presque linéaires et éclairées par endroit de blancs.

Laurent Dauptain nous conte la vie silencieuse en ville qui, malgré la densité de population, peut aussi être solitaire, livrée à elle-même. Un pick-up stationné vient cependant rappeler que l'être humain est bien là. L'on connait aussi cet artiste comme excellent portraitiste, il a réalisé, entre autres, de nombreux autoportraits sans complaisance.


   
 

Moreno PINCAS

Laureat 2011
 
   

Voilà un artiste qui, patiemment, jour après jour, observe ses concitoyens, sans concession et sans méchanceté avec un zeste de causticité. Et l’image qu’il en propose prise dans la réalité et revue par son regard critique, nous touche, nous émeut parfois, nous fait sourire avec ces multiples personnages, certains cocasses, parodiques. Excellent dessinateur, il crée des compositions figuratives émaillées de mille détails truculents, souvent bien savoureux. Scènes banales prises sur le vif dans un souci de vérité, certes mêlée d’imaginaire. Moreno Pincas nous fait complices de ces moments qui tissent la vie quotidienne : marchés aux oiseaux, soirées au casino devant les tables à jeux, moment de détente au café. Il transforme ces instants en une analyse de l’être humain, saisit les expressions fugitives avec une forte intensité, excelle dans le rendu des atmosphères, note les détails les plus insolites.

Tout est vie dans cette œuvre remarquablement travaillée ; chaque personnage affirme sa présence, saisi dans l’instant de ses achats ou de ses délectations au restaurant où l’on croit entendre le bruit des conversations. Moreno Pincas est bien éloigné d’une description ordinaire ; ses toiles reflètent la réflexion, sa profonde attention à l’autre. Il décrypte caractères et comportements individuels et collectifs avec une grande finesse dans une création à l’expressionnisme personnel.

Les modes n’intéressent guère le peintre qui aime une matière travaillée et sa palette chaleureuse enchante dans des œuvres où il restreint parfois la perspective. Ainsi célèbre-t-il l’existence dans des compositions libres, humaines où chaque visage possède sa vérité remodelée par son imaginaire et son humour.

Nicole  LAMOTHE


   
 

Robert DELVAL

Laureat 2010
 
   

Libre, lumineuse l’œuvre de Robert Delval célèbre différents lieux : Montmartre où il est né et la Bretagne mais encore des nus et des fleurs. Eclectique dans ses thèmes, il préfère une expression synthétique à la description.

Paisibles ports ou bords de mer sont réinventés par la fraîcheur d’un regard joyeux où le rêve se mêle à la réalité générant des compositions originales. Dans une matière posée tantôt en aplat de vert, noir, et blanc étincelant et tantôt délicatement travaillée, émaillée de transparences, l’artiste se laisse porter avec bonheur par ses exigences plastiques ; il crée une œuvre authentique.

De ses maîtres Matisse et Bonnard il a conservé le goût de la couleur et ses multiples voyages en Europe et aux Etats-Unis l’ont confronté à diverses démarches, divers paysages dont son art s’est enrichi. Quant à ses nus d’inspiration matissienne, esquissés d’un trait léger, ils sont doués d’une poétique sensualité.


   
 

Catherine SEVERAC

Laureat 2009
 
   

De la représentation classique, des portraits en particulier, à une vraie liberté d’écriture où dialoguent figuration et abstraction,là est l’intérêt de la peinture de Catherine Severac. Si le souci d’une ressemblance apparaît chez Hugo ou Anne, portraits sensibles aux yeux expressifs et au visage inondé de lumière dans une sorte de halo parfois, les « variations colorées » abordent un thème différent. On retrouve la délicatesse de la palette.

Le peintre crée une atmosphère intimiste avec des tables et des coussins au dessin géométrique que viennent adoucir de lumineuses transparences ou c’est un décor léger de fleurs et de feuilles.

Chacune des compositions de Catherine Severac affirme une belle sensibilité, une vraie discrétion.


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