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PRIX TAYLOR (dessin)

 

Créé par décision du Comité, il est destiné à récompenser des œuvres sur papier.

 
   
   
 

Rachid KHIMOUNE

Laureat 2015
 
   
Masque ampoule, 2001 - bronze

Riche, diverse la création de cet artiste apporte un regard neuf sur le monde, en révèle des facettes inconnues.

Tout d’abord peintre et dessinateur à sa sortie de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris Rachid Kimoune s’est orienté vers la sculpture sans pour autant délaisser ses premières amours. Son art suscite une attirance  par sa singularité, son invention et l’intérêt qu’il témoigne pour notre environnement qui s’exprime par l’originalité du regard et des matériaux employés.

Si cet artiste réalise volontiers des œuvres monumentales symboliques tels « Les Enfants du monde » une succession de bronzes représentant un modèle de personnage de chaque continent; figures expressives parfois porteuses de masques et aux riches vêtements  exécutés à partir d’éléments disparates retravaillés. Rachid Kimoun utilise des objets de récupération aussi insolites que plaques d’égout, pavés, bidons ou morceaux de bitume et par la magie de son talent les élève au rang d’œuvres d’art dans l’intelligence des volumes assemblés. Les totems en bronze, fer et parfois bois travaillés dans la sobriété  de leur verticale retiennent l’attention car, au-delà de l’esthétique on découvre le sacré. Chez cet artiste le monde imaginaire s’associe au réel, en témoigne son bestiaire dans lequel la poésie rejoint l’invention.


   
 

Nisa CHEVENEMENT

Laureat 2015
 
   
Tours ensemble - 1997/2001

 

Cette  sculpture entraîne dans un monde singulier peuplé d’une foule de personnages minuscules qui structurent l’œuvre ; elle nécessite une attention approfondie pour en découvrir le sens, les détails.

Les bronzes à la cire perdue de Nina Chevènement se rapportent à un thème unique : l’humanité ;non un être en particulier mais l’ensemble des hommes. Dans une quête permanente elle reprend sans cesse ses recherches :la solitude dans la multitude et approfondit sa réflexion en une création qui affirme un talent très personnel dans une figuration renouvelée.

Travaillés tout en finesse ces bronzes provoquent une sensation étrange, un désir de partager la démarche du sculpteur. Nina Chevènement campe des groupes humains insérés dans la nature avec laquelle ils se fondent, en sont partie intégrante ; c’est ainsi un arbre dont les feuilles deviennent des corps en mouvement ou des tours constituées en partie par cette multitude d’êtres vivants agglutinés les-uns aux autres et au corps étiré. Un travail exigeant qui incarne autant la foule que l’isolement. L’homme est issu de la terre et il y retournera ; l’artiste nous donne à méditer cette vérité dans la beauté d’une création originale qui pourrait paraître insolite, ce serait en ignorer la profondeur.


   
 

Ayuko ENOMOTO

Laureat 2015
 
   
Temps intime - 100x70 cm

 

En un tracé volontaire légèrement géométrisé les nus s’imposent un peu à la manière d’une sculpture. L’artiste joue des puissants contrastes, du noir fort, du blanc qui confèrent une indéniable présence aux modèles.

La chair apparaît irriguée de vie dont la lumière est la source et les corps affirment leur plénitude voluptueuse. En France depuis 2000, c’est aux Beaux-Arts de Yokohama que Ayuko Enomoto a étudié. L’on est frappé par la puissance que dégage son écriture affirmée et légèrement stylisée. Cette artiste ne recherche pas le détail mais saisit une attitude, l’expression d’un corps.

Jeune femme assise, abandonnée à sa rêverie ou conquérante, sûre de sa beauté en plein épanouissement ces différents caractères sont intelligemment interprétés. L’artiste les travaille sur le papier sans dessin excessif laissant à la lumière le soin de modeler les volumes. Les corps se détachent de fonds indécis travaillés avec fougue et une grande liberté. D’inspiration classique ces dessins révèlent la tentation de Ayako Enomoto pour une abstraction lisible comme en témoigne une maternité ébauchée à grands traits et réalisée avec la même exigence de contrastes du noir et du blanc.


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