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PRIX TAYLOR (sculpture)

 
 
   
   
 

Yvonne ALEXIEFF

Laureat 2017
 
   
Le grand prestidigitater

  Voilà une artiste polyvalente qui s’exprime par la gravure, le dessin, la peinture, l’illustration de livres et la création d’objets d’art. Il s’agit ici de découvrir son œuvre de dessinatrice au fusain et à la craie. D’emblée l’œil est séduit par cette union de la réalité et de l’irréel, un peu comme dans un rêve.

  Forte est la présence des personnages qu’avec sa science du dessin Yvonne Alexieff saisit dans l’instant. Sous la lumière rutile le blanc lumineux du costume de Pierrot tandis que la pénombre est éclairée de visages expressifs. Attirée par le monde du cirque, ses prouesses techniques d’équilibristes ou par la magie d’un prestidigitateur elle les évoque dans la vérité de traits divers sans détails inutiles avec une belle sûreté. La craie illumine le noir du fusain et l’artiste rehausse, par endroit, ses personnages à l’encre et avec des collages. Elle se révèle parfaitement à l’aise dans les grands formats, sait occuper l’espace dans une mise en page aérée qui projette le personnage choisi au premier plan.

  Dans la simplicité et la vérité de son écriture Yvonne Alexieff rend attachants ces êtres qui sont là pour distraire et cachent parfois sous leurs prouesses des vies difficiles.


   
 

Marc PEREZ

Laureat 2017
 
   

  Qui sont-ils ces personnages énigmatiques ? ils semblent hors du temps et cependant ils sont parfois porteurs de la détresse humaine.

  Ces sculptures sont témoins de la passion de créer, d’une recherche intime, profonde de l’être, de ses souffrances, de sa résistance aux difficultés de la vie et parfois d’un espoir. Marc Pérez réinvente des êtres  qui paraissent issus du tréfonds de la mémoire. Art primitif et actuel se retrouvent dans ses créations exécutées en technique mixte : terre, bois, tôle, objets de récupération, ficelle, brindilles. Et ces assemblages hétéroclites donnent naissance à des personnages dans leur fragile verticalité : jambes étirées à l’extrême, visage dénué de traits, orbites vides. Dans cette sorte de dénuement apparaît une certaine beauté. Cet artiste sculpte par apports successifs de matériaux ces êtres filiformes auxquels, parfois, il ajoute des ailes. Cette œuvre d’une rare esthétique et souvent douloureuse subjugue ; le sculpteur invente un peuple surgi de l’ombre et parfois des couples qui   apparaissent fortement unis.

  La présence de livres d’une intéressante et belle exécution dont les pages écornées révèlent lecture et relecture témoignent de    l’importance de l’écriture qui conduit souvent à la réflexion. Cette œuvre silencieuse et grave parle de la cruauté de la vie, de personnages  égarés dans notre monde inhumain et qui demeurent debout.


   
 

Arnaud BROCHARD

Laureat 2017
 
   
La nasse à anguilles - 2017

  L’invention plastique est au cœur de cette œuvre réalisée en matériaux variés, parfois colorés : des architectures s’inscrivent dans l’espace et semblent vouloir conserver leur mystère.

  Après ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts Arnaud Brochard a séjourné deux ans à la Casa Velázquez où il a approfondi ses connaissances. Ses tours, châteaux, cavernes s’imposent par leur construction singulière, leur solidité terrienne, leur présence. Le sculpteur nous introduit dans son univers avec un talent inventif qui suscite des questionnements. Il se révèle à l’aise dans chacun des matériaux qu’il utilise : terre, ciment blanc, terre et résine ; il les travaille, superpose des plaques, ménage des ouvertures. Chaque œuvre où pleins et vides se répondent incite à pénétrer dans ces lieux insolites, un peu comme dans l’enfance on aime se cacher dans des cabanes. Ces architectures sont porteuses de légendes, de contes merveilleux ou non qui enchantent toujours.

  Arnaud Brochard nous ramène aux siècles primitifs lorsqu’il sculpte des navires échoués, épaves silencieuses témoins d’une vie antique. Ces images inattendues éveillent l’imagination.


   
 

Carole TEXIER

Laureat 2016
 
   
Signica 10 - gravure au burin

Avec une intéressante liberté Carole Texier révèle un style elliptique dans ses gravures au burin tout en respectant l’essentiel.

L’être humain est au cœur de la création contemporaine de cette artiste qui ne fait pas table rase du passé mais qui sait le conjuguer au présent. Les corps filiformes sont étirés jusqu’à ne devenir parfois que de très fines silhouettes. L’expression qui s’en dégage est forte car ils affirment malgré leur fragilité une grande vitalité. Dans la démesure de leur taille ils conservent leur humanité. L’artiste les réalise en taille-douce avec légèreté accentuant plus ou moins la ligne toujours très fine. Quant aux visages, schématiques, ils conservent une expression dans cette œuvre originale née des recherches de Carole Texier qui semble avant tout souhaiter transmettre la vie à ces personnages qui, pour certains,s emblent effectuer une danse.

L’écriture varie conservant toujours ce concept d’étirement de la forme mais le corps se rapproche cependant de la vérité originelle, certes affinée. Flou et net alternent dans ces gravures dont il en émane sentiment, émotion.


   
 

Patrice HUGUIER

Laureat 2016
 
   
Monotype

Après l’Ecole du Louvre puis l’obtention d’un diplôme d’architecture à l’ENSAD et la fréquentation de l’atelier de Rémy Aron à l’Ecole des Beaux-Arts Patrice Huguier s’est consacré durant trente ans à la scénographie avant de revenir à la gravure et la peinture.

Ce parcours riche d’expériences lui permet de réaliser une œuvre fort intéressante dans laquelle l’espace semble primordial. Dans ses gravures à la pointe sèche le noir velouté des valeurs foncées des ombres mystérieuses est éclairé de blancs dont la lumière se répartit sur la feuille.

Où mène ce chemin secret dans une vive clarté emprunté par un personnage minuscule qui marche vers l’inconnu. Autour de lui un environnement singulier où l’on découvre ici l’esquisse d’un voilier et là une nature non identifiable. De gravure en gravure se retrouve cet être esseulé ou parfois en groupe en route vers un ailleurs et toujours dans un espace cahotique. Patrice Huguier recrée un monde du commencement, tumultueux dans des compositions révélatrices d’une expression personnelle.

Plus délicats les monotypes dans lesquels l’être humain demeure présent, on observe une douceur dans les gris, les noirs fondus. L’artiste entraîne dans son univers étrange sans jamais sacrifier au détail, à l’anecdote.


   
 

Philippe JOURDAIN

Laureat 2013
 
   

Impressionnante, la vérité des personnages dont cet artiste façonne la chair  avec la glaise qu’il pose par plaques avec sûreté. Dans la retenue, il évoque les sentiments humains les plus divers : de la tendresse d’un couple à la solitude d’un homme. Une émotion transmise, des moments de vie qui nous touchent.

Il y a là une beauté grave, une présence silencieuse, émouvante. Philippe Jourdain est un humaniste. Une tension interne sous-tend les personnages avec leur monde secret. Chaque figure est le fruit d’une réflexion, d’une interrogation. On devine cet artiste passionné par son art, animé du désir d’aller au plus intime des émotions, d’atteindre le mystère de l’être.

Chacune de ses œuvres, souvent construites par plans, est animée d’énergie ;en elles transparaît la vérité intérieure et dense du créateur et sa recherche plastique. Cet art possède une évidence de vérité dans laquelle s’engage le sculpteur.


   
 

Iglesias MONTERO

Laureat 2013
 
   
Autopsie

Après des études artistiques effectuées à Séville, sa ville natale où il s’est initié à la sculpture et à la taille de la pierre, Iglésias Montero a décidé de vivre à Paris.

Il aime diversifier son approche sculpturale, c’est ainsi qu’il réalise aussi bien des portraits en terre cuite polychromée que des reliefs en terre cuite sur bois. Les visages, au remarquable naturel, à l’étonnante présence, semblent prêts à s’animer, à nouer un dialogue avec celui qui le regarde. On est presque troublé par cette réalité, cette vérité. L’artiste utilise des tons d’ocre et de bruns sur lesquels rayonne la lumière. Les traits expressifs, les cheveux naturels sont rendus avec un réalisme saisissant.


   
 

Osvaldo RODRIGUEZ

Laureat 2011
 
   

Après avoir effectué ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Buenos-Aires, cet artiste s’installe à Paris en 1977, lieu qui stimule sa réflexion, sa création.

Ses sculptures obéissent à une figuration éminemment personnelle ; les volumes simplifiés, arrondis ou aux arêtes aiguës sont fort éloquentes. Osvaldo Rodriguez ne s’intéresse pas au détail. Il imprime sa vision dans des œuvres sensibles et fortes habitées de sentiments divers : l’attente de Pénélope, l’angoisse de la violence, qui révèlent sa préoccupation de comprendre l’âme humaine. Sobriété et puissance expressive, dynamisme des lignes, présence des personnages traduisent le regard de l’artiste et s’imposent à notre réflexion. Intéressantes, ces formes naturalistes qui côtoient une schématisation renforçant le pouvoir expressif. L’artiste réinvente l’être en une syntaxe qui s’enracine dans la permanence du thème : la figure humaine révélée en une expression personnelle dans la simplification des plans et des formes. Osvaldo Rodriguez élabore un nouveau réel. Sa sculpture rythmée est issue de son désir d’exprimer la vérité des personnages dans des œuvres dont il géométrise parfois les volumes pour leur conférer une plus grande intensité.

Ce sculpteur affirme une intéressante intransigeance dans sa création à la robuste architecture.

Nicole LAMOTHE


   
 

Paul BALME

Laureat 2011
 
   

D’emblée cette œuvre saisit le regard par la pureté d’une esthétique qui, dans sa simplicité expressive, déclanche immédiatement un désir de la découvrir en profondeur.

Cuivre, bois ou plâtre, matières privilégiées de Paul Baume, sont travaillés avec amour et intelligence. Sous une abstraction vivante la présence humaine s’impose. Epurés et radicalisés, les volumes à la géométrie affirmée n’en perdent pas, pour autant, l’intensité de la vie dans cette allusion à la réalité retrouvée d’œuvre en œuvre dans la schématisation.

Par une entente parfaite avec le matériau, l’artiste le conduit au gré de sa volonté plastique à travers un dialogue permanent. Sculptures sobres, presque austères et si parlantes. L’on se prend à imaginer un torse féminin aux arêtes strictes « Lorica » totalement réécrit par Paul Baume dans un beau travail du cuivre martelé sur lequel se répartissent lumière et ombre Ou bien c’est un « Menhir » qui pourrait bien être un portrait schématique. A la perfection de l’œuvre s’ajoute l’émotion devant cette présence, ce silence.

Architecturées dans l’espace, ces sculptures vivent, conservent leur secret et témoignent du talent de Paul Balme à demeurer à l’écoute du bois dont il respecte les structures, ou de la force calme du cuivre, la matière alors conquise, devient sa complice.

Nicole LAMOTHE


   
 

HOUARI

Laureat 2009
 
   

Dans la sobriété et la puissance évocatrice de formes abstraites, Houari parle de mémoire et de lumière, de cultures perdues ou loin des nôtres. L’être humain anime en permanence cette sculpture éloignée de tout compromis,de tout conformisme et issue de la réflexion de l’artiste sur le monde, la vie. Des volumes puissants et purs aux lignes rigoureuses sans raideur : rectangles, horizontales, sphères se répondent dans des œuvres au bel équilibre et porteuses de sens telle « Empreinte », une forme pyramidale évoquant les tablettes d’écriture, berceau de notre civilisation.

De ces formes abstraites se dégage une étonnante présence que chacun traduit selon son émotion, sa sensibilité. Cette sculpture vigoureuse, épurée, symbolique affirme une belle personnalité artistique.


   
 

Jean-Pierre MALAUSSENA

Laureat 2009
 
   

L’univers féminin représenté par Jean-Pierre Malausséna ne s’oublie pas. Hiératiques, en conversation où, seules, observant le ciel, ces jeunes femmes douées d’une grande présence se révèlent attachantes. Cet artiste réalise un travail superbe ; à la réalité des volumes féminin, il ajoute ses nécessités de sculpteur. Sa propre vision. Des stries parcourent les corps aux  bustes étirés dont on aime l’attitude altière. Sans détails inutiles J.P. Malausséna traduit l’expression des corps, des visages aux traits à peine ébauchés et fort parlants. Ces jeunes femmes semblent un peu énigmatiques pour certaines.

Un voyage au Japon a incité l’artiste à installer quelques-uns de ses modèles assises sous les arcades d’un jardin Zen, devant elles fument des bâtons d’encens et dans ces lieux exotiques elles demeurent elles-mêmes.


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