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PRIX EDDY RUGALE MICHAILOV (peinture)

 

Crée par M. et Mme Fernand Rugale en mémoire de leur fils artiste peintre (1942 - 1985).
Ce prix est destiné « à un jeune artiste pour une œuvre d’imagination colorée , huile ou acrylique uniquement.» Deux prix de 1.525 € pourront être attribués.

 
   
   
 

Hélène MILAKIS

Laureat 2017
 
   
Dead End - 2016 - techn mixte sur toile - 73x100 cm

  Impressionnante par sa puissance évocatrice cette œuvre est porteuse de silence, celui de la solitude, de la mort ? qui affecte l’être humain comme l’animal.

  Hélène Milakis s’exprime en technique mixte ; à la peinture elle ajoute collages, encre, craie et exécute des compositions singulières, puissantes dans lesquelles le dessin est directement créé par la couleur posée en touches impératives visibles le plus souvent. De ce jeu de la palette naissent des toiles qui ne laissent pas insensibles  car elles témoignent d’une méditation sur l’existence et sur sa fin dans la gravité mais non l’angoisse.

  En 2016 ce peintre a réalisé une série intitulée « Dead end » qui met en scène principalement des chevaux au regard apeuré, terrifié pour certains par quelque danger qu’ils pressentent. Devinent-ils la mort proche, sont-ils effrayés par une sensation d’abandon ? Hélène Milakis traduit cette angoisse en une peinture où la figuration se teinte d’abstraction ; elle travaille volontiers par masse une matière nourrie d’éléments divers. Dans ces compositions les tons sombres s’unissent à des couleurs plus vives et des blancs travaillés diffusent la lumière. Ces toiles portent en elles une certaine violence teintée d’inquiétude.


   
 

Delphine MONNEREAU

Laureat 2017
 
   
Grand peau rouge - techn. mixte

  La beauté, l’originalité de l’expression picturale, la richesse chromatique révèlent une artiste qui ne cesse de poursuivre ses recherches, d’approfondir son art.

  Elle élabore un vocabulaire personnel où se retrouvent peinture, collage, grattage, effacement et apparition de l’image dans des compositions qui demandent de les décrypter, de les apprivoiser. Delphine Monnereau sollicite la mémoire d’événements marquants de la société, de l’histoire de l’art ou de sa vie grâce à une série d’images qu’elle a recueillies et disposées sur le sol de son atelier pour mieux s’en imprégner. Et sa création s’élabore par couches superposées à partir de ces documents.  Peu à peu on découvre des parties de la figure humaine, un corps, un torse, une matrice. Rien n’est vraiment écrit et cependant l’œuvre très finement peinte demeure lisible. Il semble que l’artiste travaille par couches superposées qui laissent apparaître une partie du dessin précédent à la manière d’un palimpseste. Une belle vibration anime la gamme chromatique.

  Vecteur des relations entre l’intérieur et l’extérieur, de ce qui demeure diffus cette création réalisée en douces harmonies, dégagée d’un réalisme trop évident évoque la fragilité de la vie ;il s’en dégage une sorte d’envoûtement.


   
 

Jérôme DELEPINE

Laureat 2016
 
   
Paysage - 2016 - huile sur toile - 97x130 cm

L’abstraction ou une peinture qui s’en rapproche peut être éloquente ; elle existe dans la nature. C’est ainsi que Jérôme Delépine s’attache à traduire les paysages dans leur quintessence et cependant identifiables.

On devine un peintre patient, à l’écoute du site qui l’a ému et dont il transmet l’atmosphère tout en s’éloignant d’une représentation précise. Il sublime le lieu qui a déclenché chez lui le désir d’exprimer les sensations éprouvées devant les vastes espaces souvent exécutés en un clair-obscur qui s’oppose à un ciel lumineux. A bien observer cette œuvre on découvre peu à peu des références au réel : arbres, herbes folles suggérés par un fin pinceau. Il en émane un beau sentiment de la nature. Elle est ici représentée pour elle-même dans une sorte de gestualité en particulier pour des ciels encombrés de nuages ou transparents, nimbés de lumière. Parfois les tons se confondent, créent un certain flou.

L’on ne s’étonne pas que Jérôme Delépine travaille en musique ,elle nourrit aussi son art  à travers des harmonies colorées, toujours justes. Dans le même esprit il réalise des portraits auréolés de tons fondus et au regard fort  expressif. Toute cette création est silence et beauté. 


   
 

Talia ISRAELI

Laureat 2015
 
   

La ville, la géométrie de ses architectures contemporaines, son mystère, sa diversité semblent passionner l’artiste. L’image qu’elle offre reflète sa réflexion sur le monde socio-culturel d’aujourd’hui.

D’une vision pénétrante qui cependant prend ses distances avec le réel Talia Israeli  s’intéresse au changement accéléré de l’environnement,  particulier par la destruction de constructions anciennes. Elle peint des immeubles éventrés, ouverts dans lesquels apparaissent des intérieurs parfois dévastés. Cette approche personnelle transmet une sensation étrange d’abandon. Tout ici est silence, toutefois la vie est bien présente dans ces constructions structurées de droites puissantes. Souvent artificielle, la lumière vivifie ces immeubles malgré l’absence d’humains.

Lorsqu’elle s’exprime en technique mixte :crayons de couleur et acrylique sur bois l’écriture et la palette toujours forte diffèrent, devient plus proche de la réalité dans un expressionnisme renouvelé. Ainsi  évoque-t-elle  la ville dans ses différences, plus humaine, dans son travail sur bois où les maisons encadrées par un jeu de verticales et d’horizontales séparées de leur contexte prennent un aspect singulier.

Cette œuvre répond à une interrogation sur le sens de la ville.


   
 

Paloma CHANG

Laureat 2015
 
   
Danse spirale PT 47, 2014 - acrylique sur toile - 116x91 cm

Avec l’œuvre de Pamela Chang le spectateur entre dans un univers à la fois précieux et insolite, dans une autre dimension, celle d’une nature en liberté, comme en suspension dans l’atmosphère.

Née à Taïwan elle travaille entre son pays et Paris depuis 2005. Sa création est issue des études qu’elle a réalisées sur l’art aborigène de Papouasie et sur les tribus primitives d’Afrique qui l’ont fort impressionnée. Son chemin pictural est issu de ces découvertes d’où un travail d’une vraie singularité. Le processus de chaque composition est unique.

Très complice avec la nature Paloma Chang en perçoit les secrets qu’elle traduit en une stylisation parfois proche  de l’abstraction. En une belle finesse d’écriture elle évoque végétation, fleurs, herbes qui parfois semblent projetées dans l’espace. Compositions légères aux très délicates tonalités de bleu, de rose tendre mais encore d’orangé ou de mauve accompagnés de noir qui les valorise. Sous une lumière phosphorescente, le fin dessin, très libre, dynamique crée des compositions précieuses et confèrent à la nature un visage rare. Paloma Chang excelle également dans la décoration de bols en céramique sur ce même thème.


   
 

Julien SPIANTI

Laureat 2014
 
   
Mother I (huile sur toile - 195x162 cm)

A l’instar des grands maîtres Julien Spianti inscrit des nus dans la nature et renouvelle le genre. Les corps féminins nacrés, au bord de l’eau captent la lumière. Jeux d’été de jeunes femmes, jeux amoureux de couples.

L’artiste travaille une matière nourrie qui s’allège de la transparence de la rivière et la palette contrastée associe bruns et bleus plus ou moins soutenus. Ces jeunes gens semblent seuls au monde, tout à leur détente dans ces compositions aux puissantes oppositions d’ombre et de lumière.

La vie anime ces nudités placées dans un environnement de maisons dont elles semblent peu se soucier. Une véritable osmose existe entre ces personnages et la nature dont ils prennent possession avec bonheur.

Julien Spianti célèbre également l’intimité de déjeuners familiaux en plein air dans des toiles réalisées entre une ombre puissante, presque envahissante et la clarté de la nappe blanche. La présence des convives est évoquée dans sa réalité. Travaillant volontiers par taches de couleurs ou plus figuratif parfois pour un arbre, un fauteuil ou des nus, cet artiste possède un style original.


   
 

Bertrand de MIOLLIS

Laureat 2013
 
   
L

Sans s’attarder au dessin précis cet artiste exprime avec une certaine verve ses émotions en un style parfois dépouillé. Il peint selon son sentiment intime, immédiat et chante le réel à l’aide d’une touche fluide le plus souvent.

Son art relève d’une observation directe mais ne subit aucune contrainte, ainsi livre-t-il son impression personnelle devant des vues de Paris .Il les évoque d’un pinceau allusif sous une lumière discrète en une simplification du dessin qui cependant demeure lisible. En une pâte savamment nuancée de tonalités discrètes revivent la Seine à la Concorde où la Grande Roue déploie sa silhouette un peu floue ou bien Bertrand de Miollis s’arrête sur les berges et donne à contempler en différents plans : rives, eau, immeubles dont les seuls contours de l’architecture sont ébauchés. Tantôt la trace du pinceau est visible et tantôt elle apparaît fondue, ouatée avec des passages de la matière qui accordent les tons.

L’air, la lumière, l’espace semblent être les maîtres mots de cette aventure picturale.


   
 

Eric LECAM

Laureat 2012
 
   
Port du Croisic 1, acrylique, 2011

Dans des scènes familières animées, cet artiste saisit les "gens" dans leur quotidien, dans la rue en particulier, en des compositions animées et denses. Cependant loin d'une copie de la réalité, il transcrit ces moments de vie dans un style qui n'appartient qu'à lui. En de petites touches dansantes et multicolores il esquisse le dessin par des tracés noirs : silhouettes de passants, motos ou landaus, véhicules divers, toute la vie bouillonnante. Si l'artiste prend des libertés avec le réel, il n'en capte pas moins la vérité.

Energie et vitalité habitent cette oeuvre chaleureuse qui évoque le rythme infernal des grandes villes aux heures de pointe dans la fantaisie, la vision du peintre qui maîtrise fort bien la composition. Le chromatisme ardent témoigne de l'enthousiasme d'Eric Lecam, de sa fougue et d'un regard sur les autres.

Thème récurrent chez lui : les ports et leur animation sous un ciel ponctué de petits nuages. Là encore c'est une célébration de la vie dans la perception un peu baroque, singulière du peintre.


   
 

Teruhisa YAMANOBE

Laureat 2011
 
   

Œuvre patiente, intimiste que celle-là, d’une belle sensibilité et éloignée d’une quelconque sensiblerie. Contemplatif, Teruhisa Yamanobe livre ses émotions devant quelques fruits, un paysage, dans la discrétion d’un chromatisme atténué. Ainsi tente-t-il de révéler l’invisible, l’au-delà de l’apparence dans des toiles discrètes, feutrées parfois, où les éléments de la composition se déchiffrent peu à peu.

En un dessin plutôt allusif, il retrouve l’atmosphère paisible d’une campagne tranquille que pas un être humain, pas un oiseau ni même un vent léger ne viennent troubler. Il utilise un dégradé de verts, terres, ocres clairs qui s’harmonisent avec bonheur sous une délicate luminosité et ce flou presque imperceptible que l’on retrouve dans les natures mortes.

Lorsqu’il peint nus et portraits, Teruhisa Yamanobe retrouve ce même regard de contemplation ; il scrute le modèle afin d’arriver au plus près de la vérité d’une attitude, d’une expression. La lumière caresse la courbe d’un dos ou d’une épaule, irrigue de vie ces corps voluptueux aux volumes généreux. Quant aux visages, si présents, si naturels,ils reflètent leur caractère unique, leur émotion.

Cet artiste traduit le plus intime de l’être ; il s’exprime en une pâte nourrie, travaillée, inscrit les jeunes femmes dans des fonds indécis, fort bien rendus.

Nicole LAMOTHE


   
 

Steve GIVERNAUD

Laureat 2010
 
   

La rigueur formelle du dessin affirme un acte poétique de l’artiste dans une peinture qui se réfère au réel. Peindre et non décrire, tel semble être le désir de cet artiste. Un site, un angle de vue attire son attention et il les transcrit sur la toile.

Dans la pureté d’un dessin géométrique sans froideur, s’élèvent immeubles, usines, pylônes. Mais le peintre n’oublie jamais la nature, au ciel, il donne une place importante ; gris ou bleu, animé de nuages, vaporeux il apporte une certaine douceur à l’architecture, l’humanise en quelque sorte. Steve Givernaud se montre très à l’aise dans les grands formats, ses œuvres respirent dans une alternance de masses statiques et de touches linéaires. Il aime les oppositions de couleurs, un ciel embrasé par le couchant à l’automne contraste avec le sombre agglomérat d’arbres ou ce sont des harmonies bleues, nuancées que cisaille ici et là une ligne géométrique  noire.


   
 

Nicolas HERAULT

Laureat 2009
 
   

La beauté de la matière triturée, presque pétrie séduit tout d’abord et puis il y a la palette aux accords nés dans l’harmonie éclairée d’une lumière stimulante ou exultant entre ombre et clarté. L’art de Nicolas Hérault ne se réduit pas à l’esthétique, il semble gouverné par une nécessité authentique. Une œuvre abstraite à première vue sans doute mais à observer plus intensément les toiles, on découvre un paysagiste qui procède par allusion.

Peintes dans l’emportement de la touche,dans un affrontement avec le thème ces compositions nous parlent de roches et de ciels, de montagnes enneigées, d’eau parfois ou de jardins fleuris. Elles témoignent d’une intéressante appropriation du réel. Ce peintre aborde aussi des sujets métaphysiques, ainsi « L’Absence ».


   
 

Astrid DELACOURCELLE

Laureat 2009
 
   

Usines, ateliers déserts, cheminées déployant leur fumée dense sur un ciel bleu lumineux, Astrid Delacourcelle observe, s’imprègne de cette vision de bâtiments sans âme, fonctionnels. Tout est silence. Le peintre ne s’attache pas à la description , elle ne traduit que les architectures rythmées de droites et de cylindres : il en émane une ambiance de travail dans des sites inhospitaliers. La gamme colorée d’ocres bruns et de bleus subtilement travaillée décrit le monde laborieux d’hommes et de femmes absents de la composition et dont on ressent la présence.

Une impression forte se dégage de ces toiles. L’on retrouve cette même ambiance de solitude dans les paysages mais, baignés de quiétude.


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