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PRIX MONIQUE CORPET (peinture)

 

Créé par décision du Comité, en hommage à Monique Corpet (1905 - 1986), membre bienfaiteur de l’Association. Ce prix est attribué sans condition.

 
   
   
 

Nora DOUADY

Laureat 2016
 
   
La source de rêves (thst, 130 x 162 cm) - 2012

La nature dans sa vérité ou réinventée, paisible, chaotique, superbe qui, dans certaines compositions s’apparente à la Genèse, vit, bouillonne sur la toile.

D’emblée on est attiré par cette vie intense qui requiert le dialogue et par l’intéressant travail pictural de Nina Douady. La délicatesse de fonds légers, souvent bleutés, transparents se conjugue avec la force des roches sombres et créent un univers poétique, imaginaire. En une technique personnelle et maîtrisée l’artiste mêle coulures, peinture, projections se rapprochant parfois du tachisme ou du paysagisme abstrait. Elle propose une nature mémorisée, exprimée par d’amples rythmes et parfois discrètement allusive « Les Oiseaux ».

Une douce lumière communique la vie, anime la gamme colorée des verts, bleus, ocres. L’œuvre obéit tantôt à l’imprévu des coulures, de l’affrontement de l’eau et de l’huile aux effets fortuits et tantôt à la volonté du peintre. Ainsi est offert à chacun la possibilité d’interpréter ces compositions, magiques pour certaines, révélatrices de la grandeur de l’univers, de ce que nous ne pouvons percevoir et propres à la méditation.


   
 

Jorge MANSUETO

Laureat 2015
 
   
El tiempo

 

La puissance parfois énigmatique de cet artiste argentin frappe d’emblée autant que les images qu’il propose de son univers singulier.

Ebloui par les jaunes ardents, les rouges et les verts ce n’est que peu à peu que se dévoile l’image proposée née de l’imagination de Jorge Mansueto. Ainsi cette jeune femme assise sur un oiseau aux ailes déployées, multicolores et semblant offrir au monde la lune qu’elle tient  entre ses mains. Un fin tracé souligne les formes ébauchées.

Au-delà de l’image l’artiste évoque la vie « l’amour, le pouvoir, la mort » Jorge Mansueto définit ainsi en partie sa démarche, sa réflexion sur l’humain sous ses divers aspects et traduites avec une originalité teintée parfois d’ambiguïté.

Ce peintre propose sa vision intime de l’être, la traduction de ses  émotions tant dans ses huiles qu’à travers des encres où  apparaissent sa science du dessin, des violents contrastes de noir intense et de blanc  éblouissant :personnages campés dans leur virilité. Saisissante encore « La Censure » symbolisée par un visage masculin grave, austère à l’œil  en partie obstrué ;là encore on admire la sûreté de la ligne, la vérité de l’expression pour illustrer notre monde. 


   
 

Stéphane BELZERE

Laureat 2014
 
   

Le format des tableaux, tout en longueur est peu courant, il peut atteindre plus de quatre mètres sur quarante centimètres de hauteur. Pour les réaliser l’artiste réunit plusieurs toiles et constitue ainsi un panorama de paysages.

Les parents de Stéphane Belzère sont peintres, il a donc, dès son enfance, été en contact avec l’art  et tout naturellement il a effectué ses études à l’Ecole nationale Supérieure des beaux-Arts de Paris.

Très présente dans son œuvre, la nature est traitée dans une abstraction qui permet toutefois de reconnaître des roches glacières ou des étendues verdoyantes, dans une traduction de sa perception personnelle. La matière est fluide et les blancs, les bleus, les verts chantent une délicate symphonie dans un dépouillement voulu. Parfois Stéphane Belzère se restreint à une harmonie de verts très modulés en une composition rythmée exécutée avec minutie.

L’on s’évade avec l’artiste vers ces continents incertains et reposants. Fort poétiques, ses monotypes dont le thème est toujours la nature affirment un grand raffinement.


   
 

Gérard ALARY

Laureat 2013
 
   

Estomper les traits jusqu’à les effacer.Les visages mystérieux paraissent impénétrables et, parmi eux, certains qui semblent déjà accaparés par la mort, provoquent un certain malaise au premier regard.

Qui sont-ils ces personnages dont on distingue à peine les traits sous les légères coulées de peinture ? Apparition, disparition, effacement progressif de certaines figures, effacement du temps. Ces images du tragique, chant des profondeurs évoquées par Gérard Alary en une œuvre expressionniste, intriguent et peuvent déranger car elles expriment l’intime de l’individu, mal-être, désespoir, envie de disparaître. L’artiste tente d’élucider le mystère de l’humain.

Les visages vibrent sous les touches, surgissent de fonds sombres en des clairs-obscurs qui projettent le personnage en premier plan entouré d’un halo lumineux. Les valeurs s’accordent parfaitement entre ombre et lumière dans un chromatisme puissant et restreint, palette de feu parfois où dominent les rouges et les noirs éclairés du blanc des figures qui, pour certaines s’apparentent à des masques. Avec nous, loin de nous, l’énigme est là.

 


   
 

Jean-Michel BACQUET

Laureat 2012
 
   
La vue de Corot vers le Colisée, 2007

Suivant son inspiration, Jean-Michel Bacquet traduit le paysage dans un dépouillement qui met en relief une nature sereine ou alors il en exprime la beauté en des compositions plus figuratives.
Les grands espaces et leurs sortilèges n'ont pas de secret pour lui qui, en osmose avec eux, en exprime toute la vérité.
En observateur attentif du motif, ce peintre exprime dans ses détrempes et huiles sur papier le rythme doux de collines sur les pentes desquelles s'échelonnent cultures et forêts. Le ciel se réduit souvent à une ligne bleue dans ces oeuvres linéaires et paisibles. Un tableau proche de l'abstraction retient l'attention : un horizon au coucher du soleil à l'orangé lumineux entre un ciel bleu diaphane et une terre ocre foncé.

Mais parfois Jean-Michel Bacquet préfère la description ; on aime la notion d'espace émanant de ces oeuvres au graphisme léger : bois, vignes, une campagne authentique peinte avec raffinement dans une palette sobre aux délicats passages. Loin du tumulte urbain, cette création apporte une quiétude bien venue.


   
 

Conchita CONIGLIANO

Laureat 2011
 
   

Des silhouettes déambulent dans des rues ou sont attablées au café, à peine décrites et si vraies, si naturelles. Peinture réjouissante, attachante où la couleur architecture succinctement le dessin. Une peinture du quotidien, vivante, qui laisse deviner une observation attentive de l’artiste.

Chaque personnage, allusif et présent, possède une authenticité remarquable. Conchita Conigliano rend fort bien des atmosphères diverses. Sans souci du détail, son pinceau pose les touches primordiales, crée des lumières qui jouent avec l’ombre dans une matière fluide et travaillée aux claires transparences. La palette chaude de rouges et de bruns éclairés de quelques blancs vifs, ajoute encore à la vivacité des scènes vivantes.

La lumière demeure la priorité de l’artiste, elle adoucit les angles des architectures d’immeubles qui deviennent jeux de peinture dans une vision synthétique et cependant réelle. Cette schématisation retrouvée de toile en toile, atteste du désir de Conchita Conigliano de ne s’attacher qu’à l’essentiel, à ce qui caractérise un lieu. Intimiste à ses heures, elle noie dans la lumière fauteuils et autres meubles dans une ambiance familiale retrouvée exprimée en une gamme colorée où dominent des tonalités plus douces ; là encore elle témoigne de son sens de l’espace.

Nicole LAMOTHE


   
 

Ronald BOWEN

Laureat 2010
 
   

Partir de la réalité quotidienne et l’amener au rang d’œuvre d’art, tel est, semble-t-il, le propos de Ronald Bowen. Son originalité ; représenter le quotidien banal avec une vérité saisissante, éloignée de toute copie primaire.

Dans la rigueur d’un dessin précis, il peint les objets : cafetière ou bassine chou ou parasol qui apparaissent d’une évidence incontestable mais si loin d’un quelconque hyperréalisme ou d’une froide photographie. L’abstraction sous-tend d’ailleurs bon nombre de ses toiles. Ronald Bowen confère à tous ces éléments une vie autre, une présence forte en une expression plastique dans laquelle la modernité se conjugue aux techniques des artistes anciens. Ces objets sont projetés en gros plan par un fond lumineux qui crée l’espace dans un jeu d’ombre et de lumière. Très fine, veloutée, la matière est posée en nuances délicates, souvent des monochromes de vert ou d’ocre que caresse une vibration lumineuse. L’artiste affirme sa liberté dans cette représentation personnelle, cette réinvention du réel.


   
 

Dominique DROINAT

Laureat 2009
 
   

Synthétique, cette œuvre évoque le monde de Dominique Droinat ; quelques indices : une
coupe, un personnage allusif, des fruits mis en scène avec intelligence. Evitant l’anecdote, ce peintre
compose dans une alchimie qui lui est propre, une re-création du quotidien. L’on décrypte peu à
peu ses compositions réalisées en un chromatisme où dominent rouge, jaune, brun qu’éclaire le plus
souvent un blanc éclatant. Les quelques images succinctes qui animent ces œuvres stimulent le
regard .

Poétiques, créatives, instants de vie captés, ces toiles reflètent connu et inconnu, le rêve aussi.
Elles emportent ailleurs, affirment un vrai tempérament de peintre ; un art d’intimité où le charme
le dispute à la sérénité.


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