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GRAND PRIX LEON-GEORGES BAUDRY

 

« À un artiste français connu, homme ou femme, âgé de 55 ans minimum, membre de Taylor, peintre ou sculpteur de préférence et d’un réel talent figuratif pour la qualité de l’ensemble de son œuvre.»
Les candidats, sauf dispense accordée personnellement par le Président de l’Association, s’engagent à réaliser une exposition dans les locaux de la galerie Taylor dans les 2 ans suivant l’obtention de ce prix.
Le Grand Prix 2017 sera décerné dans la section sculpture.

 
   
   
 

Philippe JOURDAIN

Laureat 2017
 
   

  Entre le projet d’une œuvre et le geste qui le réalise, entre l’esprit et la matière qui tout à coup prend vie se manifeste le talent de l’artiste comme un don et la sculpture vit, vibre, devient chair vivante.

  L’humain, un thème récurrent chez Philippe Jourdain qui l’évoque dans sa vérité à travers la trace visible de ses doigts travaillant le plâtre, qui ajoute, retire la matière pour transmettre la vérité d’un corps, d’un portrait, d’un personnage. Il imprime son énergie, sa volonté créatrice au matériau parfois rebelle. Pour ce sculpteur l’art n’est pas seule esthétique mais plus que tout vecteur d’émotion.

  « La sauvegarde de l’artiste c’est bien d’être au fond un artisan »pensait Antoine Bourdelle. Philippe Jourdain en témoigne ; patiemment il construit son œuvre, ne laisse aucune place au hasard, exprime ce qu’il a longuement mûri. Il s’émeut devant un corps façonné par les ans qu’il évoque avec tendresse dans sa vérité : »Marie-Madeleine ». C’est aussi un couple du quotidien de retour du marché traduit dans l’essentiel de ses volumes, la lumière rayonne sur le bronze. L’artiste saisit encore l’expression d’un visage, son intériorité. Il ne cesse de chercher la vérité de chacun. Héritier du classicisme, il s’en libère pour laisser place à sa belle créativité.


   
 

André BONGIBAULT

Laureat 2016
 
   

Les éléments déchaînés, emportés, superbes dans leurs explosions, les soulèvements de la matière évoquent les commencements de l’univers.

André Bonjibault pratique avec bonheur les grands formats qu’emplissent ces forces naturelles, majestueuses dans leur tumulte. Diplômé de l’école Estienne, Directeur de l’atelier de gravure de l’Estampe de Chaville ce graveur a nourri son œuvre de ses voyages en Inde particulièrement mais également de la nature. Il est l’une des figures parmi les plus importantes de l’art graphique et pratique le burin, la manière noire, l’aquatinte ou encore la technique mixte avec la même dextérité à laquelle il apporte son émotion, son talent. On admire la variété du tracé, les transparences cristallines qui illuminent les noirs et les gris.

Avec cet artiste on découvre l’infini de l’univers autant que la réalité terrestre : nuées, océans mouvants, strates successives se bousculent, entrent en fusion, s’allient. En un dessin dynamique, fulgurant il révèle dialogue ou conflit entre les éléments, alterne légèreté et puissance. Une énergie vitale se dégage de ces compositions qui prennent parfois un aspect fantastique.

Imaginaire et réalité s’associent dans ces gravures où l’eau devient muraille, où, les rochers si bien rendus dans leur âpreté contrastent avec la légèreté  de l’eau, la finesse de la brume dans cette création où l’abstraction n’est pas absente.


   
 

Monique BARONI

Laureat 2015
 
   
Gaza

 

Voilà une artiste qui donne libre cours à son imagination, elle chante les scènes les plus simples du quotidien dans une œuvre dénuée de conformisme.

Monique Baroni est bien connue dans le milieu artistique pour son talent, sa chaleur humaine, son ouverture aux autres durant les nombreuses années où elle s’est occupée du salon d‘Automne notamment et dont elle est Présidente d’Honneur.

Toute l’humanité, la générosité de l’artiste sont présentes dans sa création. L’emportement de la facture accroche immédiatement le regard dans ses toiles d’une rare somptuosité habitées de passion et parfaitement construites dans une matière sensuelle. L’intense luminosité des rouges, jaunes, bleus couleurs parfois violentes de l’Afrique du Nord vibrent. Ce sont des moments saisis dans la vivacité de l’écriture rues animées de silhouettes, joueurs de boules. Rien n’est vraiment écrit et l’atmosphère cependant recréée. Le spectateur est subjugué par la vitalité, l’invention.

Loin d’une représentation réaliste Monique Baroni compose son propre univers ; partout règne la vie : un peintre à son chevalet ou l’évocation d’une réception familiale ou mondaine dans un jardin foisonnant. Le regard est personnel, chaleureux et l’exécution libre. Et soudain l’œuvre s’apaise, mystique  avec un intérieur d’église et ses fidèles sous la protection de la Vierge. Ainsi le peintre  traduit-elle spontanément ses émotions diverses. Omniprésente, la lumière enveloppe cette création, la vivifie.   


   
 

ALQUIN

Laureat 2014
 
   

Souvent monumentale la sculpture d’Alquin retient immédiatement le regard. Habitée tant de beauté extérieure qu’intérieure, elle suscite la réflexion sur l’humanité. La puissance le dispute à la spiritualité dans cette  œuvre héritière des grands maîtres et tellement, superbement contemporaine. Il y a de l’élan dans ces bois incisés, animés de stries parallèles tempéré par une sensibilité sous-jacente.

Alquin révèle son indépendance, sa forte énergie créatrice, il s’exprime en des rythmes plastiques, des superpositions de plans créant une multiplicité de points de vue. Parfois il ménage des ouvertures dans la masse qui allègent sa densité.

L’artiste se confronte indifféremment au bois, souvent du chêne ou de l’iroko, arbre de la forêt tropicale; parfois il les chaule pour réaliser un contraste. Ainsi transforme-t-il de grands troncs d’arbres en corps ou en couple, stylisés, baignés d’amour ; personnages hiératiques qui naissent de la forme initiale du matériau et si irrigués de vie ainsi « Hélios » en bois et cire d’abeille. Des bronzes émane la même puissance expressive, la même beauté conférée à des architectures plastiques nées de la nécessité intérieure du sculpteur.

Conférer une forme à la pensée, telle apparaît la création d’Alquin.


   
 

Marie-Antoinette ROUILLY LE CHEVALLIER

Laureat 2013
 
   
Arbre de vie - dessin

De ces eaux-fortes et dessins émane une impression de beauté et d’étrange mêlés dans une conception particulièrement originale. Fruits de la passion de l’artiste pour la gravure, ces œuvres allusives suscitent un puissant intérêt par le mystère qui les habite né d’une réalité recréée au gré du désir de Marie-Antoinette Rouilly Le Chevalier.

D’une main patiente elle dessine ses rêves sur la plaque de cuivre enduite de vernis avec une belle imagination graphique. En des jeux de valeurs parfaitement maîtrisés et d’une grande douceur où se répondent ocres et blancs, le tracé,sûr, révèle un monde connu et inconnu dans lequel le réel est transposé dans l’épuration d’un dessin expressif. Bateaux-fantômes, arbres-personnages, arbre de vie que symbolise une arête de poisson, autant d’invention dans la subtilité d’une lumière omniprésente,jamais écrasante et en une construction rigoureuse.

Exécutés à la pierre noire ses dessins à l’admirable velouté, entraînent ailleurs, dans un autre univers, parfois cosmique ; on retrouve là la facette picturale de cette artiste. 

 

 

 


   
 

Serge LABEGORRE

Laureat 2012
 
   
Christ Jaune, 2010

Incontestablement cet artiste possède une "écriture" d'une rare puissance. Son oeuvre à la palette souvent forte, parfois presque saturée, impressionne par son agressivité.

En une figuration éminemment personelle il campe en longues touches emportées, frémissantes, une série de Papes qui retient fortement l'attention. Sous la soutane d'un rouge profond ou éclatant quelques lignes noires qui, parfois structurent en partie le corps. D'emblée l'on est frappé par l'expression du visage, parfois à peine esquissé et cependant d'une rare présence. Il y a de l'expressionnisme dans l'art de Serge Labegorre qui ne s'attache que succinctement à la forme.

Autres inspirations : églises et maisons, lieux de recueillement, d'intimité dont il esquisse l'essentiel de l'architecture en une dynamique gestualité et une matière nourrie. Ici la gamme colorée se pare de bleus ou de verts nuancés associés au noir profond. Liberté semble le mot-clé de cette création dans laquelle cet artiste soumet la réalité à sa vérité intime et sous l'apparent désordre existe une vraie construction. Le spectateur est invité à recréer son propre tableau à partir des éléments donnés. Cette oeuvre intelligente nourrit l'esprit créatif de chacun.


   
 

Gérard RAMON

Laureat 2011
 
   

S’il assume un héritage classique, ce sculpteur a su l’adapter à ses exigences plastiques. Le cuivre, le bronze et, plus récemment, l’acier vibrent sous sa main.

Demeuré à l’écart des modes éphémères, Gérard Ramon qui a été l’élève de Marcel Gimond à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, a suivi son propre chemin qui le conduit à exprimer sa vérité avec une authentique sincérité. Son art est habité de l’idée de beauté dans l’équilibre des formes vivantes, dans la souplesse et la volupté de corps féminins dans leurs harmonieuses proportions. Dans cette œuvre généreuse les jeunes femmes sont toutes de vie et de pudeur ; leur chair palpite sous la lumière dans un travail où la spontanéité s’allie à la réflexion. Chaque modèle aux volumes parfois concis s’offre au regard et à travers la vénusté de ces corps apparaît l’âme. Les volumes massifs s’organisent selon une superbe ordonnance architecturale, ainsi « L’Eveil » ou encore « Le Jeu », une sculpture-fontaine.

Figure importante de la statuaire contemporaine, Gérard Ramon révèle la réalité sans la copier et nous fait communier au monde visible à travers le matériau et ses nus somptueux, charnels, nous émeuvent. Mais l’artiste sait également capter le mouvement arrêté : « L’Elan » où le personnage représenté en apesanteur possède force et légèreté conjointes. Toujours en quête de création nouvelle au long de son parcours, Gérard Ramon s’est, un temps, consacré à la technique du façonnage du cuivre en feuille puis au travail de l’acier.

Nicole LAMOTHE


   
 

François HOUTIN

Laureat 2010
 
   

Quels sont ces lieux étranges et fascinants, mystérieux et grandioses dans lesquels nous conduit François Houtin ? Intimement mêlés, monuments et jardins entre nappes d’ombres profondes et lumière, donnent une vision magique d’un monde fantasmé, visionnaire.

L’art et plus encore l’âme des jardins n’ont pas de secret pour cet ancien paysagiste qui, très tôt, a délaissé ce métier de décorateur pour emprunter un autre chemin artistique celui, difficile, de la gravure et du lavis d’encre de Chine. Ainsi pouvait-il fixer sur le papier toutes les images, parfois fantastiques, nées de son imagination. Son union est intime avec la nature qu’il réinvente sans la trahir ; elle devient le théâtre  de ses rêves de beauté romantique.

Cet excellent graveur varie les tracés, lignes décisives ou trait régulier, patient, ainsi construit-il son univers. On admire chez cet artiste sa richesse d’expression dans sa complexité ; il se révèle un constructeur de la forme. Mais François Houtin n’a pas oublié son premier métier créant en Bretagne un jardin à la française labyrinthique ou encore des cabanes en troncs et branches de charmes et de châtaigniers, lierre et mousse.


   
 

Jorg HERMLE

Laureat 2009
 
   

En une fresque humaine, truculente, grinçante, ironique parfois, Jörg Hermlé convie le spectateur à un regard sur une société le plus souvent en déchéance. Ce sont des scènes de la vie quotidienne d'une violence née de personnages abimés, avinés, perdus dans leurs excès, seuls face à eux-mêmes bien qu'en groupe. Devant ces faces presque hagardes parfois ou accablées, souvent tristes, ces corps défaits, surgissent des sentiments contradictoires entre pitié et rejet.

Né en Allemagne, Jörg Hermlé vit en France depuis de longues années. En expressioniste, il affirme les traits, accentue les défauts dans des œuvres superbement construites, travaillées en touches puissantes sur lesquelles jouent ombres et lumière. Sa matière, nourrie à la technique personnelle posée d'un pinceau énergique, est issue de son admiration pour la peinture ancienne. Une œuvre que l'on oublie pas.

 

 

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